Se remarier après un divorce

Le remariage d'une femme divorcée.

Une femme divorcée peut se remarier en islam une fois sa période de viduité (iddah) achevée — trois cycles menstruels après un divorce consommé. Elle se prononce elle-même sur son mariage, le wali conclut le contrat en son nom, et son passé n'est ni un défaut ni un secret à cacher.

Le Prophète ﷺ a épousé des femmes divorcées et des veuves ; les Compagnons se remariaient sans attendre. Le remariage n'est donc pas une « seconde chance » honteuse : c'est la norme. Cette page répond aux questions juridiques et pratiques, et explique ce que nous avons prévu pour que la recherche se passe dans le respect.

La période de viduité (iddah) après un divorce

Après un divorce (talaq) d'un mariage consommé, la femme observe une iddah de trois cycles menstruels (sourate 2, verset 228) ; si elle n'a pas de cycles, trois mois ; si elle est enceinte, jusqu'à l'accouchement. Pendant cette période, elle ne peut ni se marier ni recevoir de demande explicite ; une allusion (ta'rîdh) est permise selon les savants, une demande claire non. Après un divorce non consommé, il n'y a pas d'iddah.

En France, le divorce civil peut prendre des mois : religieusement, l'iddah court à partir du divorce religieux (talaq ou khul'), mais il est prudent d'attendre aussi la fin de la procédure civile avant un nouveau mariage civil. Notre article se remarier après un divorce en islam détaille les cas.

La divorcée, le wali et le consentement

« La femme divorcée ou veuve n'est pas mariée jusqu'à ce qu'elle se prononce » : contrairement à la vierge, dont le silence peut valoir accord, la divorcée donne un consentement explicite. Personne ne peut la marier contre son gré. Le wali reste nécessaire pour la majorité des savants (« pas de mariage sans tuteur ») : il conclut le contrat en son nom, mais c'est elle qui décide. Si le père est décédé ou indisponible, un frère, un fils adulte, un oncle, ou l'imam.

Hadith
« La femme divorcée ou veuve n'est pas mariée jusqu'à ce qu'elle se prononce, et la vierge est consultée par son père. »
Abou Dawoud · Authentifié par Cheikh al-Albani
Hadith
« Il n'y a pas de mariage (nikah) sans tuteur (wali). »
Ahmad, Abou Dawoud, Tirmidhi et Ibn Majah · Authentifié par Cheikh al-Albani

Les questions pratiques du remariage

Les enfants

La garde, le rythme, la place du futur époux : à dire dès la mouqabala. Un frère sérieux pose ces questions lui-même et respecte le père des enfants.

Le passé

Vous n'avez pas à raconter votre premier mariage en détail. Ce que l'autre a le droit de savoir : que vous êtes divorcée, depuis quand, et ce qui compte pour la vie à deux.

Le mahr

Il est dû intégralement, comme pour un premier mariage. Le remariage n'est pas une union au rabais.

La walima

Annoncer le mariage reste recommandé. Elle peut être plus simple, jamais cachée.

Le logement et le travail

Des conditions à écrire dans le contrat si elles comptent pour vous. Le wali y veille.

Le regard des autres

Il n'a aucune valeur religieuse. Le Prophète ﷺ a épousé Khadija, veuve deux fois, et la plupart de ses épouses avaient déjà été mariées.

Rencontrer un frère qui accepte votre situation

Sur ezzawaj, votre profil indique votre situation familiale (divorcée, avec ou sans enfants) : les frères qui vous écrivent le savent déjà, ce qui évite les questions blessantes et les refus tardifs. Le wali suit les échanges, il n'y a aucune photo, et les demandes viennent de profils vérifiés. Beaucoup de frères cherchent précisément une femme qui a déjà l'expérience du foyer.

Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses.

Une femme divorcée peut-elle se remarier en islam ?

Oui, après sa période de viduité (iddah) : trois cycles menstruels après un divorce consommé, trois mois sans cycles, ou jusqu'à l'accouchement si elle est enceinte. Le remariage est la norme, pas l'exception.

Une divorcée a-t-elle besoin d'un wali ?

Pour la majorité des savants, oui : le wali conclut le contrat, mais la divorcée décide elle-même et donne un consentement explicite. À défaut de père, un frère, un fils adulte, un oncle ou l'imam.

Peut-on recevoir une demande pendant l'iddah ?

Une demande explicite, non. Une allusion discrète est permise selon beaucoup de savants, sans engagement ni échanges privés. La mouqabala et la khitba attendent la fin de l'iddah.

Dois-je dire que j'ai des enfants ?

Oui, dès le début : c'est un élément essentiel du projet de vie. Sur ezzawaj, votre profil l'indique avant tout échange.

Le mahr est-il moins élevé pour une divorcée ?

Non. Le mahr est un droit plein, fixé librement, quel que soit le passé de l'épouse.

Faut-il attendre le divorce civil pour se remarier ?

Religieusement, l'iddah court à partir du divorce religieux. Mais tant que le divorce civil n'est pas prononcé, un nouveau mariage civil est impossible en France, et un nikah seul ne protégerait pas l'épouse. Mieux vaut attendre les deux.

À lire ensuite

Un remariage dans le respect, sans questions blessantes.

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