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Pratique religieuse18 septembre 2026 · 5 min de lecture

L'istikhara avant le mariage : comment faire

La prière de consultation, son invocation, le bon moment pour la faire, ce qu'on en attend et ce qu'on n'en attend pas. Sans rêve obligatoire, sans superstition.

EZ
Équipe ezzawaj
Rédaction

Avant de s'engager dans un mariage, le musulman consulte Allah : c'est l'istikhara. Le Prophète ﷺ l'enseignait à ses compagnons « comme il leur enseignait une sourate du Coran » (Boukhari). Elle ne remplace pas la réflexion ni le conseil : elle vient après.

Quand la faire

Après s'être renseigné et avoir consulté les siens (istichâra), quand une décision se dessine : accepter ou refuser un prétendant, faire ou non la demande. Pas au tout début, quand on ne sait rien de la personne — on ne consulte pas Allah sur une inconnue —, ni après avoir déjà décidé, pour se rassurer.

Comment la faire

  • Faire ses ablutions et prier deux unités de prière surérogatoires (pas une prière obligatoire), à n'importe quel moment permis.
  • Après le salut final, faire l'invocation de l'istikhara, en nommant l'affaire : « … si Tu sais que ce mariage avec Unetelle (ou Untel) est un bien pour moi dans ma religion, ma vie et l'issue de mon affaire, alors destine-le-moi, facilite-le-moi et bénis-le-moi ; et si Tu sais qu'il est un mal pour moi… alors écarte-le de moi et écarte-moi de lui, et destine-moi le bien où qu'il soit, puis rends-m'en satisfait. »
  • L'invocation complète en arabe est rapportée par Boukhari (hadith de Jâbir). On peut la lire sur un papier si on ne la connaît pas par cœur.
  • La répéter si l'on hésite encore : les Salaf la faisaient plusieurs fois pour une même affaire.

Comment comprendre la réponse

L'istikhara n'exige ni rêve ni signe. Sa réponse est dans la suite des choses : Allah facilite ou complique, ouvre ou ferme, et le cœur s'apaise ou non. On avance dans ce qui a été décidé, et l'on accepte ce qui vient. Attendre un rêve, tirer au sort, consulter quelqu'un « qui fait l'istikhara pour vous » : rien de cela n'est dans la Sunna.

Ce qu'elle n'est pas

  • Un moyen de se dispenser de se renseigner : l'istikhara vient après l'enquête du wali et la mouqabala, pas à leur place.
  • Une obligation de dire oui : si l'on n'est pas convaincu après l'istikhara, on peut refuser — Allah a peut-être répondu par ce doute.
  • Un rite à faire faire par un tiers : chacun fait sa propre istikhara.
  • Une réponse instantanée : on peut attendre quelques jours, et la refaire.
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