La walima (وليمة) est le repas offert à l'occasion du mariage. Elle annonce l'union, réjouit les proches et distingue le mariage de ce que la religion interdit. Le Prophète ﷺ l'a ordonnée, l'a pratiquée et a fixé son esprit : la simplicité.
Organise un banquet, même avec un seul mouton.— Boukhari, Muslim — dit à Abd ar-Rahman ibn Awf
Son statut
Fortement recommandée (Sunna mu'akkada) pour la majorité des savants, obligatoire pour certains, au vu de l'ordre donné à Abd ar-Rahman ibn Awf. Elle est à la charge de l'époux. Le Prophète ﷺ a fait des walimas très différentes : pour Safiyya, des dattes, du beurre clarifié et du fromage ; pour Zaynab, un mouton. La valeur n'est pas dans la dépense.
Quand ?
Après le contrat, et de préférence après la consommation du mariage selon beaucoup de savants, sur le modèle prophétique ; le jour même du contrat est également admis et courant. Aucun jour n'est prescrit : « mariage musulman quel jour ? » n'a pas de réponse religieuse — on choisit selon la commodité des familles.
Qui inviter, et répondre à l'invitation
Les proches, les voisins, les frères de la mosquée — les pauvres comme les riches : « Le pire des repas est celui de la walima où l'on invite les riches et où l'on délaisse les pauvres » (Boukhari, Muslim). Et répondre à l'invitation est un devoir : « Quand l'un de vous est invité à une walima, qu'il s'y rende » (Boukhari, Muslim) — sauf si des interdits y sont présents.
Ce que la Sunna permet et ce qu'il faut éviter
- Permis : le duff (tambourin) et les chants licites des femmes entre elles pour annoncer le mariage (Boukhari).
- À éviter : la musique instrumentale, la mixité, l'alcool, le dévoilement des femmes devant les hommes.
- À éviter : le gaspillage, les dettes, la surenchère de salle et de tenue. « Le mariage le plus béni est celui dont les charges sont les plus légères » (Ahmad, Al-Bayhaqi — hassan selon certains, faible selon d'autres, mais le sens est attesté par d'autres textes).
- À éviter : les rites d'origine étrangère à la religion, quand ils imitent des usages religieux d'autres communautés.
La tenue
Le mariage est une fête : on se pare, dans les limites de la pudeur. La mariée se pare pour son époux et pour les femmes ; devant les hommes étrangers, elle reste voilée. Le marié évite la soie et l'or. Le reste — caftan, abaya, costume — relève de la coutume et du goût, sans obligation ni interdit.