« Mariage musulman et chrétienne », « mariage musulmane et non musulman », « mariage musulman et athée » : la question du mariage mixte est l'une des plus recherchées, et l'une de celles où les réponses circulent le plus déformées. Voici ce que disent les textes, sans détour.
L'homme musulman et la femme des Gens du Livre
Le Coran permet à l'homme musulman d'épouser une femme chaste parmi les Gens du Livre : « Vous sont permises les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous » (sourate 5, verset 5). Chrétienne ou juive, pratiquante de sa religion, chaste : ce sont les conditions posées par les savants.
Permis ne veut pas dire recommandé. La majorité des savants contemporains — dont les grands comités de fatwa — déconseillent fortement ce mariage hors terre d'islam, en raison de l'éducation des enfants (souvent élevés dans la religion de la mère et le droit du pays), de la faiblesse de la pratique dans beaucoup de foyers, et des difficultés en cas de séparation. Certains le tiennent pour licite mais détestable dans ce contexte.
La femme musulmane et le non-musulman
Par consensus, la musulmane n'épouse qu'un musulman : « Ne donnez pas d'épouses aux associateurs tant qu'ils n'auront pas la foi » (sourate 2, verset 221), et « Elles ne leur sont pas licites, et ils ne leur sont pas licites » (sourate 60, verset 10). Un mariage conclu avec un non-musulman n'est pas valide en islam, quelle que soit sa religion.
L'athée, l'agnostique, le « sans religion »
La permission de la sourate 5 vise les Gens du Livre qui pratiquent leur religion. Une femme athée ou sans religion n'entre pas dans cette permission, par consensus : le mariage avec elle n'est pas licite pour le musulman. C'est le point que beaucoup ignorent : « chrétienne de culture » mais ne croyant en rien ne suffit pas.
La conversion en vue du mariage
Une conversion sincère rend le mariage possible dans les deux sens : la personne devient musulmane, avec les droits et les devoirs de tout musulman. Une conversion « pour les papiers du mariage », sans croyance, n'est pas une conversion : les savants la déconseillent à celui qui la demande comme à celui qui l'accepte, et beaucoup de familles s'en méfient à raison. La sincérité se vérifie dans la pratique, avec le temps.
Et le mariage sunnite-chiite ?
Les savants d'Ahl as-Sunna distinguent selon les croyances de la personne : celles qui font sortir de l'islam rendent l'union illicite ; pour les autres, la majorité déconseille fortement en raison des divergences sur la religion et l'éducation des enfants. On consulte un savant sur le cas précis.
Ce que nous avons choisi
ezzawaj est une plateforme pour le mariage entre musulmans, sur le Coran et la Sunna. Les frères et les sœurs y cherchent quelqu'un qui partage leur religion et leur manière de la vivre : c'est le critère prophétique, et c'est celui qui fonde un foyer durable.