Le Coran et la Sunna, selon la compréhension des Salaf
Le mariage selon le minhaj des Salaf.
Un mariage salafi est un mariage fondé sur le Coran et la Sunna selon la compréhension des Compagnons et de ceux qui les ont suivis : l'intention pour Allah, le choix sur la religion, le wali, la pudeur, la facilité du mahr, l'annonce publique — et le rejet de tout ce que la coutume ou la modernité y ont ajouté sans preuve.
« Salafi » ne désigne pas un groupe mais une méthode (minhaj) : suivre les textes comme les ont compris les trois premières générations. Dans le mariage, cette méthode se traduit par des choix très concrets. Cette page les détaille, et explique pourquoi nous avons construit ezzawaj sur cette base.
Ce que change le minhaj des Salaf dans le mariage
La preuve avant l'habitude
Un mahr exorbitant, une fête à crédit, des fiançailles de trois ans : aucun texte ne les fonde. Les Salaf mariaient vite, simplement, et faisaient de la facilité une bénédiction.
La religion comme critère
Le Prophète ﷺ a dit de choisir l'épouse pour sa religion (Boukhari n° 5090) — et, pour la sœur, il a demandé aux tuteurs d'accepter le prétendant dont ils agréent la religion et le caractère (Tirmidhi n° 1084).
Le wali, sans discussion
« Pas de mariage sans tuteur » (Abou Daoud n° 2085, Tirmidhi n° 1101). La sœur convertie sans wali musulman est mariée par l'imam ; elle ne se marie jamais seule.
La pudeur avant tout
Pas de photos échangées, pas de khalwa, pas de conversations affectives. Le regard licite, en présence du mahram, au moment de la khitba.
La science au foyer
Le projet de vie inclut l'apprentissage de la religion, l'éducation des enfants sur la Sunna, et souvent la hijra.
L'annonce et la simplicité
Une walima, fût-ce avec un seul mouton (Boukhari n° 5155), le duff (Tirmidhi n° 1088), l'invocation prophétique (Abou Daoud n° 2130). Sans musique, sans mixité, sans gaspillage.
D'après Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée), le Prophète ﷺ a dit :
« On épouse la femme pour quatre [raisons] : pour ses biens, pour son rang [la noblesse de sa lignée], pour sa beauté et pour sa religion. Remporte donc celle qui a la religion, que tes mains se couvrent de poussière [formule arabe d'exhortation] ! »
عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رضى الله عنه عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ: «تُنْكَحُ الْمَرْأَةُ لأَرْبَعٍ: لِمَالِهَا، وَلِحَسَبِهَا، وَجَمَالِهَا، وَلِدِينِهَا، فَاظْفَرْ بِذَاتِ الدِّينِ تَرِبَتْ يَدَاكَ».
D'après Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah ﷺ a dit :
« Lorsque vous demande en mariage [une femme placée sous votre tutelle] quelqu'un dont vous agréez la religion et le caractère, donnez-la-lui en mariage. Si vous ne le faites pas, il y aura une épreuve (fitna) sur la terre et une vaste corruption. »
عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم: «إِذَا خَطَبَ إِلَيْكُمْ مَنْ تَرْضَوْنَ دِينَهُ وَخُلُقَهُ فَزَوِّجُوهُ، إِلاَّ تَفْعَلُوا تَكُنْ فِتْنَةٌ فِي الأَرْضِ وَفَسَادٌ عَرِيضٌ».
D'après 'Oqba ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) :
« Le Prophète ﷺ demanda à un homme : « Acceptes-tu que je te marie à une telle ? » Il répondit : « Oui. » Puis il demanda à la femme : « Acceptes-tu que je te marie à un tel ? » Elle répondit : « Oui. » Il maria donc l'un à l'autre, sans fixer de dot pour elle et sans que l'homme lui donne quoi que ce soit. Cet homme avait assisté à al-Houdaybiya, et ceux qui avaient assisté à al-Houdaybiya avaient une part à Khaybar. Lorsque la mort se présenta à lui, il dit : « Le Messager d'Allah ﷺ m'a marié à une telle sans que je lui fixe de dot ni ne lui donne quoi que ce soit ; je vous prends à témoin que je lui ai donné comme dot ma part de Khaybar. » Elle prit sa part et la vendit pour cent mille. [Le rapporteur] dit : Et le Messager d'Allah ﷺ a dit : « La meilleure dot est la plus facile. » »
عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِرَجُلٍ: «أَتَرْضَى أَنْ أُزَوِّجَكَ فُلاَنَةَ؟» قَالَ: نَعَمْ. وَقَالَ لِلْمَرْأَةِ: «أَتَرْضَيْنَ أَنْ أُزَوِّجَكِ فُلاَنًا؟» قَالَتْ: نَعَمْ. فَزَوَّجَ أَحَدَهُمَا صَاحِبَهُ، وَلَمْ يَفْرِضْ لَهَا صَدَاقًا، وَلَمْ يُعْطِهَا شَيْئًا، وَكَانَ مِمَّنْ شَهِدَ الْحُدَيْبِيَةَ، وَكَانَ مَنْ شَهِدَ الْحُدَيْبِيَةَ لَهُ سَهْمٌ بِخَيْبَرَ، فَلَمَّا حَضَرَتْهُ الْوَفَاةُ قَالَ: إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم زَوَّجَنِي فُلاَنَةَ، وَلَمْ أَفْرِضْ لَهَا صَدَاقًا، وَلَمْ أُعْطِهَا شَيْئًا، وَإِنِّي أُشْهِدُكُمْ أَنِّي أَعْطَيْتُهَا صَدَاقَهَا سَهْمِي بِخَيْبَرَ، فَأَخَذَتْ سَهْمَهُ فَبَاعَتْهُ بِمِائَةِ أَلْفٍ. قَالَ: وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم: «خَيْرُ الصَّدَاقِ أَيْسَرُهُ».
Lorsqu'un prétendant se présente et que la jeune femme et son tuteur l'agréent, les autres proches n'ont pas à s'y opposer, car ils n'ont pas de tutelle : l'ordre prophétique de marier celui dont on agrée la religion et le caractère s'adresse aux tuteurs. (Fatwa signée notamment par Ibn Bâz, Sâlih al-Fawzân et Bakr Abou Zayd.)
Les critères d'un frère ou d'une sœur salafi pour le mariage
- La croyance (aqida) : le tawhid, la voie des Salaf, la manière de suivre les savants — le premier sujet de la mouqabala.
- La pratique : les cinq prières, à la mosquée pour le frère ; le hijab légal pour la sœur ; l'éloignement des interdits.
- Le rapport à la science : les cours suivis, les savants écoutés, le désir d'apprendre à deux.
- Le caractère : la douceur, la patience, la gestion de la colère — la Sunna n'a jamais séparé la religion du bon comportement.
- Le projet : la hijra, le travail, le logement, la place de la belle-famille, la polygamie (à évoquer franchement, avec le wali).
- La franchise sur le passé : divorce, enfants, dettes, santé, ce que l'autre doit savoir avant de s'engager.
La liste complète des questions, thème par thème : questions à poser avant le mariage en islam.
Les groupes de mariage salafi (Telegram, WhatsApp, Facebook) : les pièges
Beaucoup de frères et de sœurs cherchent « groupe mariage salafi » ou « annonce mariage salafi ». Ces groupes rendent service, mais sans cadre : aucune vérification d'identité, des annonces recopiées, des échanges privés qui commencent dès qu'un numéro circule, aucun moyen d'associer le wali, et des personnes qui se disent « salafi » sans que personne ne puisse le vérifier.
Nous avons construit l'inverse : identité vérifiée à la main, aucune photo, coordonnées personnelles bloquées par le filtre de messagerie, wali invité par lien et présent en visio, et un cadre soumis à des gens de science. Les groupes publics d'ezzawaj existent aussi, mais avec une modération et sans échanges privés.
Sœur convertie, frère converti : le mariage sur la Sunna
Beaucoup de convertis rejoignent le minhaj des Salaf et cherchent un conjoint qui le partage, sans réseau familial musulman. La sœur convertie est mariée par l'imam ou une autorité musulmane, faute de wali dans sa famille ; le frère converti a besoin d'un entourage qui le présente. Nos pages dédiées : mariage pour une convertie, mariage pour un converti.
Un site de zawaj salafi en France, en Belgique, au Canada
ezzawaj est une plateforme sunnite, sur le Coran et la Sunna selon la compréhension des Salaf. Chaque membre décrit sa croyance, sa pratique et son projet ; la recherche se fait sur ces critères, pas sur l'apparence. L'inscription est gratuite, sans carte bancaire, en France, en Belgique, en Suisse, au Canada et au Maghreb.
Questions fréquentes
Vos questions, nos réponses.
Qu'est-ce qu'un mariage salafi ?
Un mariage conclu selon le Coran et la Sunna tels que les ont compris les Salaf : choix sur la religion, wali, pudeur, mahr modeste, annonce publique, simplicité, et rejet des coutumes sans preuve.
Existe-t-il un site de mariage salafi sérieux ?
ezzawaj est conçu pour cela : plateforme sunnite, membres qui déclarent leur croyance et leur pratique, aucune photo, wali associé, identité vérifiée à la main, cadre soumis à des gens de science. Gratuit, sans carte bancaire.
Les groupes Telegram et WhatsApp de mariage salafi sont-ils fiables ?
Ils rendent service mais n'offrent ni vérification, ni modération, ni cadre pour le wali. Les échanges privés y commencent dès qu'un numéro circule. Une plateforme vérifiée et modérée protège mieux les deux parties.
Comment une sœur salafi trouve-t-elle un mari ?
En passant par son wali, qui reçoit les demandes ; par l'imam ; ou par une plateforme qui associe le wali. Sur ezzawaj, le wali lit les échanges et assiste à la visio par un simple lien.
Faut-il évoquer la polygamie avant le mariage ?
Oui, franchement, avec le wali. La polygamie est permise en islam sous conditions (justice, capacité), mais interdite par la loi en France, en Belgique, en Suisse et au Canada. Chacun doit savoir où l'autre se situe avant de s'engager.
Le mariage salafi est-il différent du mariage sunnite ?
Non : le minhaj des Salaf est la voie d'Ahl as-Sunna. Le mot insiste sur la méthode (suivre les textes selon la compréhension des Compagnons) et sur le rejet des ajouts sans preuve.
Se marier sur la Sunna, avec le wali.
Une plateforme sunnite, sans photos, vérifiée à la main, où le wali est là dès le début. Gratuit, sans carte bancaire.