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Pratique religieuse10 octobre 2026 · 21 min de lecture

Versets du Coran sur le mariage : les textes complets, expliqués

Le couple comme signe d'Allah, le choix du conjoint, le tuteur, la dot, la vie commune : les versets du Coran sur le mariage, en entier, en arabe et en français, regroupés par thème et expliqués sobrement.

EZ
Équipe ezzawaj
Rédaction
Un livre ouvert posé sur un rahl, le pupitre de lecture du Coran

Le Coran parle du mariage dans de nombreux versets : il en fait un signe d'Allah (Ar-Rûm, 30:21), la voie des prophètes (Ar-Ra'd, 13:38) et un engagement solennel (An-Nisâ', 4:21), et il en fixe les règles — choix du conjoint, tuteur, consentement, dot, vie commune. Voici ces versets en entier, en arabe et en français, regroupés par thème et expliqués sobrement, au plus près de ce que dit le texte.

Aucune sourate ne s'intitule « le mariage » : les règles se trouvent surtout dans Al-Baqara (La Vache), An-Nisâ' (Les Femmes), An-Nûr (La Lumière) et At-Talâq (Le Divorce). Les traductions rendent le sens de l'arabe, qui reste la référence.

Un mot de vocabulaire éclaire ces versets. Pour l'acte de se marier et pour le contrat, le Coran emploie le plus souvent la racine n-k-h : nikâh (2:237, 24:33), tankihû (épousez, 2:221), ankihû (mariez, 24:32). Pour les conjoints, il emploie zawj et son pluriel azwâj, de la racine z-w-j qui dit l'idée de paire : le mot désigne aussi bien l'époux que l'épouse, et s'applique aux couples de toute la création. De cette racine vient zawâj, le mot arabe courant pour « mariage » — voir notre page sur le zawaj.

Le couple, un signe d'Allah

Avant d'en fixer les règles, le Coran situe le mariage dans la création elle-même. Le verset le plus cité sur le mariage est celui-ci :

Coran

وَمِنْ ءَايَـٰتِهِۦٓ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ أَزْوَٰجًا لِّتَسْكُنُوٓا۟ إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُم مَّوَدَّةً وَرَحْمَةً ۚ إِنَّ فِى ذَٰلِكَ لَـَٔايَـٰتٍ لِّقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ

« Et parmi Ses signes : Il a créé pour vous, issues de vous-mêmes, des épouses, afin que vous trouviez auprès d'elles la sérénité, et Il a mis entre vous affection et miséricorde. Il y a vraiment là des signes pour des gens qui réfléchissent. »
Sourate Ar-Rûm (Les Romains), n° 30, verset 21 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le verset range le couple parmi les signes (âyât) d'Allah, au même titre que la création de l'homme à partir de la terre, celle des cieux et de la terre, ou la diversité des langues et des couleurs, évoquées dans les versets voisins. Il donne aussi le but du mariage en trois mots : la sérénité (de la racine s-k-n, qui dit le repos et l'apaisement), l'affection (mawadda) et la miséricorde (rahma).

Deux précisions découlent du texte. L'expression min anfusikum dit que le conjoint est créé de la même nature que soi : rien d'étranger, rien d'inférieur. Et c'est Allah qui met entre les époux l'affection et la miséricorde : on les Lui demande, on ne les fabrique pas seul. Les deux mots ne disent d'ailleurs pas la même chose — l'affection est l'attachement, la miséricorde la bonté et le pardon —, et un foyer a besoin des deux.

D'une âme unique

Coran

يَـٰٓأَيُّهَا ٱلنَّاسُ ٱتَّقُوا۟ رَبَّكُمُ ٱلَّذِى خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَٰحِدَةٍ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَآءً ۚ وَٱتَّقُوا۟ ٱللَّهَ ٱلَّذِى تَسَآءَلُونَ بِهِۦ وَٱلْأَرْحَامَ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيبًا

« Ô gens ! Craignez votre Seigneur, qui vous a créés d'une âme unique, a créé d'elle son épouse, et a répandu à partir d'eux deux beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah, au nom de qui vous vous sollicitez les uns les autres, et [gardez-vous de rompre] les liens de parenté. Allah, sur vous, est un Observateur vigilant. »
Sourate An-Nisâ' (Les Femmes), n° 4, verset 1 · Traduction du sens · Lire dans son contexte
Coran

هُوَ ٱلَّذِى خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَٰحِدَةٍ وَجَعَلَ مِنْهَا زَوْجَهَا لِيَسْكُنَ إِلَيْهَا ۖ فَلَمَّا تَغَشَّىٰهَا حَمَلَتْ حَمْلًا خَفِيفًا فَمَرَّتْ بِهِۦ ۖ فَلَمَّآ أَثْقَلَت دَّعَوَا ٱللَّهَ رَبَّهُمَا لَئِنْ ءَاتَيْتَنَا صَـٰلِحًا لَّنَكُونَنَّ مِنَ ٱلشَّـٰكِرِينَ

« C'est Lui qui vous a créés d'une âme unique, et d'elle Il a fait son épouse, pour qu'il trouve auprès d'elle la sérénité. Lorsqu'il se fut uni à elle, elle porta une grossesse légère, avec laquelle elle allait et venait. Puis, lorsqu'elle s'alourdit, tous deux invoquèrent Allah, leur Seigneur : « Si Tu nous donnes un enfant vertueux, nous serons certes parmi les reconnaissants. » »
Sourate Al-A'râf (Les Murailles), n° 7, verset 189 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Les deux versets partent du même point : l'humanité tout entière vient d'une âme unique, dont Allah a fait son conjoint. Le premier en tire une conséquence pour la société : de ce premier couple sont nés tous les hommes et toutes les femmes, et le verset ordonne aussitôt de craindre Allah et de préserver les liens de parenté (arhâm) — ceux-là mêmes que chaque mariage tisse entre deux familles.

Le second reprend le verbe de 30:21 (li-yaskuna) : d'un verset à l'autre, l'apaisement trouvé auprès du conjoint apparaît comme le premier but du couple.

Toute la création va par couples

Coran

وَمِن كُلِّ شَىْءٍ خَلَقْنَا زَوْجَيْنِ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ

« Et de chaque chose, Nous avons créé un couple, afin que vous vous souveniez. »
Sourate Adh-Dhâriyât (Les Vents qui éparpillent), n° 51, verset 49 · Traduction du sens · Lire dans son contexte
Coran

سُبْحَـٰنَ ٱلَّذِى خَلَقَ ٱلْأَزْوَٰجَ كُلَّهَا مِمَّا تُنۢبِتُ ٱلْأَرْضُ وَمِنْ أَنفُسِهِمْ وَمِمَّا لَا يَعْلَمُونَ

« Gloire à Celui qui a créé tous les couples : de ce que la terre fait pousser, d'eux-mêmes, et de ce qu'ils ne savent pas. »
Sourate Yâ-Sîn, n° 36, verset 36 · Traduction du sens · Lire dans son contexte
Coran

وَخَلَقْنَـٰكُمْ أَزْوَٰجًا

« Et Nous vous avons créés en couples. »
Sourate An-Naba' (La Nouvelle), n° 78, verset 8 · Traduction du sens · Lire dans son contexte
Coran

فَاطِرُ ٱلسَّمَـٰوَٰتِ وَٱلْأَرْضِ ۚ جَعَلَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ أَزْوَٰجًا وَمِنَ ٱلْأَنْعَـٰمِ أَزْوَٰجًا ۖ يَذْرَؤُكُمْ فِيهِ ۚ لَيْسَ كَمِثْلِهِۦ شَىْءٌ ۖ وَهُوَ ٱلسَّمِيعُ ٱلْبَصِيرُ

« Créateur des cieux et de la terre, Il vous a donné, issus de vous-mêmes, des conjoints, et des bestiaux en couples ; par ce moyen Il vous multiplie. Rien n'est semblable à Lui, et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant. »
Sourate Ash-Shûrâ (La Consultation), n° 42, verset 11 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Ces versets élargissent le regard : le couple n'est pas une invention sociale, c'est une loi de la création. Tout ce qu'Allah a créé va par paires — les plantes, les êtres humains, et ce que les hommes ne connaissent pas. Dans la sourate An-Naba', la création des humains en couples figure au milieu d'une énumération de bienfaits : la terre étendue, les montagnes, le sommeil, la nuit et le jour.

Le verset 42:11 rapproche deux vérités : les créatures sont faites en couples, et rien n'est semblable à Allah. Nombre d'exégètes expliquent dans ce sens la fin de 51:49 : la multiplicité des paires rappelle que leur Créateur, Lui, est Unique et sans pareil.

Un bienfait dont on remercie Allah

Coran

وَٱللَّهُ جَعَلَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ أَزْوَٰجًا وَجَعَلَ لَكُم مِّنْ أَزْوَٰجِكُم بَنِينَ وَحَفَدَةً وَرَزَقَكُم مِّنَ ٱلطَّيِّبَـٰتِ ۚ أَفَبِٱلْبَـٰطِلِ يُؤْمِنُونَ وَبِنِعْمَتِ ٱللَّهِ هُمْ يَكْفُرُونَ

« Allah vous a donné, issues de vous-mêmes, des épouses ; de vos épouses, Il vous a donné des fils et des petits-fils, et Il vous a pourvus de bonnes choses. Croient-ils donc au faux, et renient-ils le bienfait d'Allah ? »
Sourate An-Nahl (Les Abeilles), n° 16, verset 72 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Les épouses et la descendance — enfants et petits-enfants — y sont comptées parmi les bienfaits, et le verset s'achève sur un reproche à ceux qui renient ce bienfait : le conjoint et les enfants sont des grâces dont on remercie Allah, pas des acquis.

Le mariage, voie des prophètes

Coran

وَلَقَدْ أَرْسَلْنَا رُسُلًا مِّن قَبْلِكَ وَجَعَلْنَا لَهُمْ أَزْوَٰجًا وَذُرِّيَّةً ۚ وَمَا كَانَ لِرَسُولٍ أَن يَأْتِىَ بِـَٔايَةٍ إِلَّا بِإِذْنِ ٱللَّهِ ۗ لِكُلِّ أَجَلٍ كِتَابٌ

« Nous avons certes envoyé des messagers avant toi, et Nous leur avons donné des épouses et une descendance. Il n'appartient à aucun messager d'apporter un signe, si ce n'est avec la permission d'Allah. À chaque terme, un écrit [qui le fixe]. »
Sourate Ar-Ra'd (Le Tonnerre), n° 13, verset 38 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Les messagers envoyés avant le Prophète Muhammad ﷺ avaient des épouses et une descendance : le mariage est la voie des meilleurs des hommes, non une concession à la faiblesse humaine. La Sunna le confirme, face à trois hommes qui, jugeant leur adoration insuffisante, voulurent en faire davantage, l'un d'eux en renonçant au mariage :

Hadith

D'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) :

« Trois hommes vinrent aux demeures des épouses du Prophète ﷺ s'enquérir de ses actes d'adoration. Lorsqu'on les en informa, ce fut comme s'ils les trouvaient peu nombreux. Ils dirent : « Qu'en est-il de nous par rapport au Prophète ﷺ, à qui ont été pardonnés ses péchés passés et futurs ? » L'un d'eux dit : « Quant à moi, je prierai toute la nuit, toujours. » Un autre dit : « Moi, je jeûnerai toute ma vie sans jamais rompre. » Un autre dit : « Moi, je me tiendrai à l'écart des femmes et ne me marierai jamais. » Le Messager d'Allah ﷺ vint alors et dit : « C'est vous qui avez dit telle et telle chose ? Par Allah, je suis celui d'entre vous qui craint le plus Allah et qui Le révère le plus ; pourtant je jeûne et je romps le jeûne, je prie et je dors, et j'épouse des femmes. Quiconque se détourne de ma Sunna n'est pas des miens. » »

عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ رضى الله عنه قَالَ: جَاءَ ثَلاَثَةُ رَهْطٍ إِلَى بُيُوتِ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُونَ عَنْ عِبَادَةِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَلَمَّا أُخْبِرُوا كَأَنَّهُمْ تَقَالُّوهَا، فَقَالُوا: وَأَيْنَ نَحْنُ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، قَدْ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ وَمَا تَأَخَّرَ. قَالَ أَحَدُهُمْ: أَمَّا أَنَا فَإِنِّي أُصَلِّي اللَّيْلَ أَبَدًا. وَقَالَ آخَرُ: أَنَا أَصُومُ الدَّهْرَ وَلاَ أُفْطِرُ. وَقَالَ آخَرُ: أَنَا أَعْتَزِلُ النِّسَاءَ فَلاَ أَتَزَوَّجُ أَبَدًا. فَجَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ: «أَنْتُمُ الَّذِينَ قُلْتُمْ كَذَا وَكَذَا؟ أَمَا وَاللَّهِ إِنِّي لأَخْشَاكُمْ لِلَّهِ وَأَتْقَاكُمْ لَهُ، لَكِنِّي أَصُومُ وَأُفْطِرُ، وَأُصَلِّي وَأَرْقُدُ، وَأَتَزَوَّجُ النِّسَاءَ، فَمَنْ رَغِبَ عَنْ سُنَّتِي فَلَيْسَ مِنِّي».

Boukhari n° 5063 · Authentique (sahih) · Vérifier la source
Il définit le nikâh comme le contrat conclu avec une femme en vue de l'intimité licite, de la descendance et des autres bienfaits du mariage, et rappelle qu'il fait partie des voies des messagers, en citant le verset 38 de la sourate Ar-Ra'd.
— Position résumée de Cheikh Muhammad ibn Sâlih al-'Outhaymîn (1347-1421 H / 1929-2001), ach-Charh al-moumti' 'alâ Zâd al-moustaqni', Kitâb an-nikâh, t. 12, p. 5-6 · Source

Marier les célibataires, et rester chaste en attendant

Coran

وَأَنكِحُوا۟ ٱلْأَيَـٰمَىٰ مِنكُمْ وَٱلصَّـٰلِحِينَ مِنْ عِبَادِكُمْ وَإِمَآئِكُمْ ۚ إِن يَكُونُوا۟ فُقَرَآءَ يُغْنِهِمُ ٱللَّهُ مِن فَضْلِهِۦ ۗ وَٱللَّهُ وَٰسِعٌ عَلِيمٌ

« Mariez ceux d'entre vous qui sont seuls, ainsi que les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S'ils sont pauvres, Allah les enrichira de Sa grâce. Allah est Large en Ses dons, et Il sait tout. »
Sourate An-Nûr (La Lumière), n° 24, verset 32 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le verbe est à l'impératif pluriel : ankihû, mariez. L'ordre s'adresse aux familles, aux tuteurs et à toute la communauté, pas seulement aux intéressés. Al-ayâmâ désigne toute personne sans conjoint, homme ou femme, jamais mariée, divorcée ou veuve : faciliter leur mariage est une affaire collective.

Il répond aussi à la crainte de l'argent : Allah promet d'enrichir de Sa grâce ceux qui se marient dans le besoin. La pauvreté n'est donc pas, en soi, une raison de repousser un prétendant dont on agrée la religion et le caractère (Tirmidhi n° 1084).

Coran

وَلْيَسْتَعْفِفِ ٱلَّذِينَ لَا يَجِدُونَ نِكَاحًا حَتَّىٰ يُغْنِيَهُمُ ٱللَّهُ مِن فَضْلِهِۦ ۗ وَٱلَّذِينَ يَبْتَغُونَ ٱلْكِتَـٰبَ مِمَّا مَلَكَتْ أَيْمَـٰنُكُمْ فَكَاتِبُوهُمْ إِنْ عَلِمْتُمْ فِيهِمْ خَيْرًا ۖ وَءَاتُوهُم مِّن مَّالِ ٱللَّهِ ٱلَّذِىٓ ءَاتَىٰكُمْ ۚ وَلَا تُكْرِهُوا۟ فَتَيَـٰتِكُمْ عَلَى ٱلْبِغَآءِ إِنْ أَرَدْنَ تَحَصُّنًا لِّتَبْتَغُوا۟ عَرَضَ ٱلْحَيَوٰةِ ٱلدُّنْيَا ۚ وَمَن يُكْرِههُّنَّ فَإِنَّ ٱللَّهَ مِنۢ بَعْدِ إِكْرَٰهِهِنَّ غَفُورٌ رَّحِيمٌ

« Et que ceux qui n'ont pas les moyens de se marier restent chastes, jusqu'à ce qu'Allah les enrichisse de Sa grâce. Ceux de vos esclaves qui demandent un contrat d'affranchissement, accordez-le-leur si vous reconnaissez du bien en eux, et donnez-leur des biens qu'Allah vous a donnés. Et ne contraignez pas vos servantes à la prostitution, alors qu'elles veulent rester chastes, pour rechercher les biens passagers de la vie d'ici-bas. Et si quelqu'un les y contraint, Allah, après qu'elles ont été contraintes, est Pardonneur et Miséricordieux. »
Sourate An-Nûr (La Lumière), n° 24, verset 33 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le verset suivant s'adresse à ceux qui ne trouvent pas encore les moyens de se marier : qu'ils préservent leur chasteté (isti'fâf) jusqu'à ce qu'Allah les enrichisse. Pour l'attente, la Sunna donne un appui : le jeûne, conseillé au jeune qui ne peut pas encore se marier (Boukhari n° 5066). La suite du verset traite de l'affranchissement des esclaves, et interdit de contraindre des servantes à la prostitution quand elles veulent rester chastes.

Coran

قُل لِّلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا۟ مِنْ أَبْصَـٰرِهِمْ وَيَحْفَظُوا۟ فُرُوجَهُمْ ۚ ذَٰلِكَ أَزْكَىٰ لَهُمْ ۗ إِنَّ ٱللَّهَ خَبِيرٌۢ بِمَا يَصْنَعُونَ

« Dis aux croyants de baisser leurs regards et de préserver leur chasteté : c'est plus pur pour eux. Allah est parfaitement informé de ce qu'ils font. »
Sourate An-Nûr (La Lumière), n° 24, verset 30 · Traduction du sens · Lire dans son contexte
Coran

وَقُل لِّلْمُؤْمِنَـٰتِ يَغْضُضْنَ مِنْ أَبْصَـٰرِهِنَّ وَيَحْفَظْنَ فُرُوجَهُنَّ وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا مَا ظَهَرَ مِنْهَا ۖ وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَىٰ جُيُوبِهِنَّ ۖ وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا لِبُعُولَتِهِنَّ أَوْ ءَابَآئِهِنَّ أَوْ ءَابَآءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ أَبْنَآئِهِنَّ أَوْ أَبْنَآءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ إِخْوَٰنِهِنَّ أَوْ بَنِىٓ إِخْوَٰنِهِنَّ أَوْ بَنِىٓ أَخَوَٰتِهِنَّ أَوْ نِسَآئِهِنَّ أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَـٰنُهُنَّ أَوِ ٱلتَّـٰبِعِينَ غَيْرِ أُو۟لِى ٱلْإِرْبَةِ مِنَ ٱلرِّجَالِ أَوِ ٱلطِّفْلِ ٱلَّذِينَ لَمْ يَظْهَرُوا۟ عَلَىٰ عَوْرَٰتِ ٱلنِّسَآءِ ۖ وَلَا يَضْرِبْنَ بِأَرْجُلِهِنَّ لِيُعْلَمَ مَا يُخْفِينَ مِن زِينَتِهِنَّ ۚ وَتُوبُوٓا۟ إِلَى ٱللَّهِ جَمِيعًا أَيُّهَ ٱلْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de préserver leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît. Qu'elles rabattent leurs voiles (khumur) sur leurs poitrines, et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou à leurs femmes, ou à ceux qu'elles possèdent légalement, ou aux serviteurs hommes dénués de désir, ou aux enfants qui ignorent encore tout de l'intimité des femmes. Et qu'elles ne frappent pas du pied pour faire savoir ce qu'elles cachent de leurs atours. Et repentez-vous tous à Allah, ô croyants, afin que vous réussissiez. »
Sourate An-Nûr (La Lumière), n° 24, verset 31 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Ces deux versets, qui précèdent dans la même sourate l'ordre de marier les célibataires, en donnent le cadre : baisser le regard et préserver sa chasteté, pour les hommes comme pour les femmes ; le second ajoute les règles de la parure et du voile des croyantes. Parmi ceux devant qui la femme peut montrer ses atours, le premier nommé est le mari.

L'ordre de baisser le regard connaît une exception établie par la Sunna : le regard de celui qui demande une femme en mariage, limité à ce qui l'aide à s'engager. Nous l'expliquons dans notre article sur le regard licite avant le mariage.

Le choix du conjoint

Coran

وَلَا تَنكِحُوا۟ ٱلْمُشْرِكَـٰتِ حَتَّىٰ يُؤْمِنَّ ۚ وَلَأَمَةٌ مُّؤْمِنَةٌ خَيْرٌ مِّن مُّشْرِكَةٍ وَلَوْ أَعْجَبَتْكُمْ ۗ وَلَا تُنكِحُوا۟ ٱلْمُشْرِكِينَ حَتَّىٰ يُؤْمِنُوا۟ ۚ وَلَعَبْدٌ مُّؤْمِنٌ خَيْرٌ مِّن مُّشْرِكٍ وَلَوْ أَعْجَبَكُمْ ۗ أُو۟لَـٰٓئِكَ يَدْعُونَ إِلَى ٱلنَّارِ ۖ وَٱللَّهُ يَدْعُوٓا۟ إِلَى ٱلْجَنَّةِ وَٱلْمَغْفِرَةِ بِإِذْنِهِۦ ۖ وَيُبَيِّنُ ءَايَـٰتِهِۦ لِلنَّاسِ لَعَلَّهُمْ يَتَذَكَّرُونَ

« N'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'ont pas cru : une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice, même si celle-ci vous plaît. Et ne donnez pas [vos femmes] en mariage aux associateurs tant qu'ils n'ont pas cru : un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur, même s'il vous plaît. Ceux-là appellent au Feu, alors qu'Allah appelle, par Sa permission, au Paradis et au pardon ; et Il expose clairement Ses versets aux gens, afin qu'ils se souviennent. »
Sourate Al-Baqara (La Vache), n° 2, verset 221 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Premier critère : la foi. Le verset interdit d'épouser des associatrices, et de donner des musulmanes en mariage à des associateurs, tant qu'ils n'ont pas cru. Une croyante de la plus humble condition — le verset dit : une esclave — vaut mieux qu'une associatrice, même séduisante, et il en va de même pour l'homme : ce qui plaît au premier regard ne pèse pas autant que la foi. Le Prophète ﷺ a recommandé de même de choisir l'épouse pour sa religion (Boukhari n° 5090).

Coran

ٱلْيَوْمَ أُحِلَّ لَكُمُ ٱلطَّيِّبَـٰتُ ۖ وَطَعَامُ ٱلَّذِينَ أُوتُوا۟ ٱلْكِتَـٰبَ حِلٌّ لَّكُمْ وَطَعَامُكُمْ حِلٌّ لَّهُمْ ۖ وَٱلْمُحْصَنَـٰتُ مِنَ ٱلْمُؤْمِنَـٰتِ وَٱلْمُحْصَنَـٰتُ مِنَ ٱلَّذِينَ أُوتُوا۟ ٱلْكِتَـٰبَ مِن قَبْلِكُمْ إِذَآ ءَاتَيْتُمُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ مُحْصِنِينَ غَيْرَ مُسَـٰفِحِينَ وَلَا مُتَّخِذِىٓ أَخْدَانٍ ۗ وَمَن يَكْفُرْ بِٱلْإِيمَـٰنِ فَقَدْ حَبِطَ عَمَلُهُۥ وَهُوَ فِى ٱلْـَٔاخِرَةِ مِنَ ٱلْخَـٰسِرِينَ

« Aujourd'hui, les bonnes choses vous sont permises. La nourriture de ceux à qui le Livre a été donné vous est permise, et votre nourriture leur est permise. [Vous sont permises aussi] les femmes chastes d'entre les croyantes, et les femmes chastes d'entre ceux à qui le Livre a été donné avant vous, si vous leur donnez leur dot, en vous mariant avec elles — non en débauchés, ni en prenant des amantes. Et quiconque renie la foi, son œuvre est vaine, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants. »
Sourate Al-Mâ'ida (La Table servie), n° 5, verset 5 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Ce verset ouvre une exception, pour l'homme seulement : épouser une femme chaste (muhsana) parmi les gens du Livre, juifs ou chrétiens, en lui versant sa dot, dans un vrai mariage, sans débauche ni liaison cachée (akhdân). La majorité des savants admettent ce mariage dans ces limites ; beaucoup le déconseillent quand la religion des enfants risque d'en pâtir.

L'exception ne vaut pas dans l'autre sens : la musulmane n'épouse qu'un musulman, point sur lequel les savants s'accordent, en s'appuyant sur 2:221 et sur le verset suivant. Les détails sont dans notre article sur le mariage mixte en islam.

Coran

يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓا۟ إِذَا جَآءَكُمُ ٱلْمُؤْمِنَـٰتُ مُهَـٰجِرَٰتٍ فَٱمْتَحِنُوهُنَّ ۖ ٱللَّهُ أَعْلَمُ بِإِيمَـٰنِهِنَّ ۖ فَإِنْ عَلِمْتُمُوهُنَّ مُؤْمِنَـٰتٍ فَلَا تَرْجِعُوهُنَّ إِلَى ٱلْكُفَّارِ ۖ لَا هُنَّ حِلٌّ لَّهُمْ وَلَا هُمْ يَحِلُّونَ لَهُنَّ ۖ وَءَاتُوهُم مَّآ أَنفَقُوا۟ ۚ وَلَا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ أَن تَنكِحُوهُنَّ إِذَآ ءَاتَيْتُمُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ ۚ وَلَا تُمْسِكُوا۟ بِعِصَمِ ٱلْكَوَافِرِ وَسْـَٔلُوا۟ مَآ أَنفَقْتُمْ وَلْيَسْـَٔلُوا۟ مَآ أَنفَقُوا۟ ۚ ذَٰلِكُمْ حُكْمُ ٱللَّهِ ۖ يَحْكُمُ بَيْنَكُمْ ۚ وَٱللَّهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌ

« Ô vous qui croyez ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les — Allah connaît mieux leur foi. Si vous les savez croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants : elles ne leur sont plus licites, et eux ne leur sont plus licites. Rendez [à leurs maris] ce qu'ils ont dépensé. Il ne vous est pas fait grief de les épouser, si vous leur donnez leur dot. Et ne maintenez pas les liens [du mariage] avec les mécréantes ; réclamez ce que vous avez dépensé, et qu'ils réclament ce qu'ils ont dépensé. Tel est le jugement d'Allah : Il juge entre vous. Allah est Omniscient et Sage. »
Sourate Al-Mumtahana (L'Éprouvée), n° 60, verset 10 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le verset concerne les croyantes qui rejoignaient les musulmans en émigrées, laissant derrière elles des maris restés mécréants. La règle est sans ambiguïté : le mariage n'est plus licite entre elles et eux, dans un sens comme dans l'autre. Et la dot, une fois de plus, est due à l'épouse.

Coran

ٱلْخَبِيثَـٰتُ لِلْخَبِيثِينَ وَٱلْخَبِيثُونَ لِلْخَبِيثَـٰتِ ۖ وَٱلطَّيِّبَـٰتُ لِلطَّيِّبِينَ وَٱلطَّيِّبُونَ لِلطَّيِّبَـٰتِ ۚ أُو۟لَـٰٓئِكَ مُبَرَّءُونَ مِمَّا يَقُولُونَ ۖ لَهُم مَّغْفِرَةٌ وَرِزْقٌ كَرِيمٌ

« Les mauvaises sont pour les mauvais, et les mauvais pour les mauvaises ; les bonnes sont pour les bons, et les bons pour les bonnes. Ceux-là sont innocents de ce que l'on dit [d'eux] : à eux un pardon et une généreuse subsistance. »
Sourate An-Nûr (La Lumière), n° 24, verset 26 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Ce verset est souvent lu comme une promesse : à chacun le conjoint qui lui ressemble. Il faut le lire avec prudence. Il clôt, dans la sourate An-Nûr, le passage consacré à la calomnie portée contre 'Â'icha (qu'Allah l'agrée), dont il affirme l'innocence. Et les exégètes l'expliquent aussi des paroles et des actes, pas seulement des personnes : les paroles mauvaises reviennent aux gens mauvais, les bonnes paroles aux gens bons.

On peut en retenir un encouragement — chercher la pureté pour soi avant de l'exiger chez l'autre —, pas une loi mécanique. Le Coran cite lui-même les épouses de deux prophètes, Noé (Nûh) et Loth (Lût), qui ne partageaient pas leur foi, et une croyante mariée à Pharaon (At-Tahrîm, 66:10-11). Nul ne peut juger quelqu'un d'après son conjoint.

Coran

يَـٰٓأَيُّهَا ٱلنَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَـٰكُم مِّن ذَكَرٍ وَأُنثَىٰ وَجَعَلْنَـٰكُمْ شُعُوبًا وَقَبَآئِلَ لِتَعَارَفُوٓا۟ ۚ إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِندَ ٱللَّهِ أَتْقَىٰكُمْ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ

« Ô gens ! Nous vous avons créés d'un homme et d'une femme, et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus, pour que vous vous connaissiez les uns les autres. Le plus noble d'entre vous auprès d'Allah est le plus pieux. Allah est Omniscient et parfaitement Informé. »
Sourate Al-Hujurât (Les Appartements), n° 49, verset 13 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le verset s'adresse à tous les hommes : la diversité des peuples et des tribus est faite pour qu'on se connaisse, et la noblesse auprès d'Allah se mesure à la piété. Il pèse lourd dans les mariages entre musulmans d'origines différentes, quand une famille objecte une nationalité, une couleur de peau ou une lignée.

Les juristes ont étudié l'équivalence entre époux, la kafâ'a : toutes les écoles y comptent la religion, et elles divergent sur les autres critères. Mais aucune origine, rappelle ce verset, ne rend quelqu'un plus noble qu'un autre auprès d'Allah.

Le tuteur et le consentement

Coran

وَإِذَا طَلَّقْتُمُ ٱلنِّسَآءَ فَبَلَغْنَ أَجَلَهُنَّ فَلَا تَعْضُلُوهُنَّ أَن يَنكِحْنَ أَزْوَٰجَهُنَّ إِذَا تَرَٰضَوْا۟ بَيْنَهُم بِٱلْمَعْرُوفِ ۗ ذَٰلِكَ يُوعَظُ بِهِۦ مَن كَانَ مِنكُمْ يُؤْمِنُ بِٱللَّهِ وَٱلْيَوْمِ ٱلْـَٔاخِرِ ۗ ذَٰلِكُمْ أَزْكَىٰ لَكُمْ وَأَطْهَرُ ۗ وَٱللَّهُ يَعْلَمُ وَأَنتُمْ لَا تَعْلَمُونَ

« Et lorsque vous avez divorcé des femmes et qu'elles ont atteint le terme de leur délai, ne les empêchez pas d'épouser [de nouveau] leurs maris, s'ils s'accordent entre eux selon le convenable. Voilà ce à quoi est exhorté celui d'entre vous qui croit en Allah et au Jour dernier. Cela est plus pur pour vous et plus net. Allah sait, et vous ne savez pas. »
Sourate Al-Baqara (La Vache), n° 2, verset 232 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le verset vise une situation précise : une femme divorcée, son délai écoulé, veut reprendre la vie commune avec son ancien mari ; il interdit à ses proches de l'en empêcher (ta'dulûhunna) si les deux s'accordent selon le convenable. La majorité des savants y voient l'un des appuis de la condition du tuteur — on n'interdit d'empêcher un mariage qu'à celui qui a un rôle dans sa conclusion —, avec 2:221 et 24:32, où le Coran s'adresse à ceux qui donnent en mariage, et le hadith « Pas de mariage sans tuteur (walî) » (Tirmidhi n° 1101). L'école hanafite, elle, admet que la femme majeure conclue elle-même son mariage.

Le même verset borne aussitôt ce rôle : le tuteur ne peut pas bloquer sans raison une union que les deux parties acceptent. Le wali protège la femme et l'accompagne ; il ne dispose pas d'elle.

Coran

يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ لَا يَحِلُّ لَكُمْ أَن تَرِثُوا۟ ٱلنِّسَآءَ كَرْهًا ۖ وَلَا تَعْضُلُوهُنَّ لِتَذْهَبُوا۟ بِبَعْضِ مَآ ءَاتَيْتُمُوهُنَّ إِلَّآ أَن يَأْتِينَ بِفَـٰحِشَةٍ مُّبَيِّنَةٍ ۚ وَعَاشِرُوهُنَّ بِٱلْمَعْرُوفِ ۚ فَإِن كَرِهْتُمُوهُنَّ فَعَسَىٰٓ أَن تَكْرَهُوا۟ شَيْـًٔا وَيَجْعَلَ ٱللَّهُ فِيهِ خَيْرًا كَثِيرًا

« Ô vous qui croyez ! Il ne vous est pas permis d'hériter des femmes contre leur gré, ni de les tenir sous contrainte pour reprendre une partie de ce que vous leur avez donné, à moins qu'elles ne commettent une turpitude manifeste. Et vivez avec elles selon le convenable. Si vous avez de l'aversion pour elles, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose en laquelle Allah a placé un grand bien. »
Sourate An-Nisâ' (Les Femmes), n° 4, verset 19 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le verset abolit une pratique : disposer d'une femme contre son gré, comme d'un bien dont on hérite, ou la retenir pour lui reprendre ce qu'on lui a donné. Ce refus de la contrainte, la Sunna l'applique au mariage lui-même : la femme qui a déjà été mariée est consultée explicitement, la vierge donne son autorisation (Boukhari n° 5136), et le Prophète ﷺ a annulé un mariage conclu contre la volonté de l'intéressée :

Hadith

D'après Khansâ' bint Khidhâm al-Ansâriyya (qu'Allah l'agrée) :

« Son père la donna en mariage alors qu'elle avait déjà été mariée (thayyib), et elle n'en voulait pas. Elle vint trouver le Messager d'Allah ﷺ, qui annula ce mariage [litt. : rejeta le mariage conclu par son père]. »

عَنْ خَنْسَاءَ بِنْتِ خِذَامٍ الأَنْصَارِيَّةِ أَنَّ أَبَاهَا زَوَّجَهَا وَهْىَ ثَيِّبٌ، فَكَرِهَتْ ذَلِكَ، فَأَتَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرَدَّ نِكَاحَهُ.

Boukhari n° 5138 · Authentique (sahih) · Vérifier la source

Le mahr, droit de l'épouse

Coran

وَءَاتُوا۟ ٱلنِّسَآءَ صَدُقَـٰتِهِنَّ نِحْلَةً ۚ فَإِن طِبْنَ لَكُمْ عَن شَىْءٍ مِّنْهُ نَفْسًا فَكُلُوهُ هَنِيٓـًٔا مَّرِيٓـًٔا

« Et donnez aux femmes leur dot (sadâq) de bon gré, comme un dû. Si elles vous en laissent d'elles-mêmes une part, de bon cœur, profitez-en alors, agréablement et sainement. »
Sourate An-Nisâ' (Les Femmes), n° 4, verset 4 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

La dot est donnée aux femmes elles-mêmes — ni à leur père, ni à leur famille. Le Coran l'appelle ici saduqât (pluriel de saduqa, de la racine de sidq, la sincérité, d'où le mot courant sadâq), ailleurs ujûr (5:5, 60:10) ou farîda (2:236-237). Elle est un dû, remis de bon gré (nihla) ; ce qui appartient à l'épouse, elle seule peut en céder une part, librement. Le détail est dans notre article sur le mahr.

Coran

وَإِنْ أَرَدتُّمُ ٱسْتِبْدَالَ زَوْجٍ مَّكَانَ زَوْجٍ وَءَاتَيْتُمْ إِحْدَىٰهُنَّ قِنطَارًا فَلَا تَأْخُذُوا۟ مِنْهُ شَيْـًٔا ۚ أَتَأْخُذُونَهُۥ بُهْتَـٰنًا وَإِثْمًا مُّبِينًا

« Et si vous voulez remplacer une épouse par une autre, alors que vous avez donné à l'une d'elles un quintal [d'or], n'en reprenez rien. Le reprendriez-vous par une calomnie et un péché manifeste ? »
Sourate An-Nisâ' (Les Femmes), n° 4, verset 20 · Traduction du sens · Lire dans son contexte
Coran

وَكَيْفَ تَأْخُذُونَهُۥ وَقَدْ أَفْضَىٰ بَعْضُكُمْ إِلَىٰ بَعْضٍ وَأَخَذْنَ مِنكُم مِّيثَـٰقًا غَلِيظًا

« Et comment le reprendriez-vous, alors que vous vous êtes unis intimement l'un à l'autre, et qu'elles ont reçu de vous un engagement solennel ? »
Sourate An-Nisâ' (Les Femmes), n° 4, verset 21 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le premier de ces deux versets interdit de reprendre la dot, fût-elle considérable, à l'épouse dont on se sépare pour en épouser une autre. Le second en donne la raison : l'intimité partagée, et l'engagement solennel (mîthâq ghalîz) que les épouses ont reçu de leurs maris. La même expression désigne ailleurs dans le Coran l'engagement pris par Allah auprès des prophètes (33:7) et des fils d'Israël (4:154) : le mariage n'est pas un contrat ordinaire.

Coran

لَّا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ إِن طَلَّقْتُمُ ٱلنِّسَآءَ مَا لَمْ تَمَسُّوهُنَّ أَوْ تَفْرِضُوا۟ لَهُنَّ فَرِيضَةً ۚ وَمَتِّعُوهُنَّ عَلَى ٱلْمُوسِعِ قَدَرُهُۥ وَعَلَى ٱلْمُقْتِرِ قَدَرُهُۥ مَتَـٰعًۢا بِٱلْمَعْرُوفِ ۖ حَقًّا عَلَى ٱلْمُحْسِنِينَ

« Il n'y a pas de grief contre vous si vous divorcez de femmes que vous n'avez pas touchées et à qui vous n'avez pas fixé de dot. Faites-leur cependant un don (mut'a) — le riche selon ses moyens, le pauvre selon ses moyens —, un don convenable : c'est un devoir pour les bienfaisants. »
Sourate Al-Baqara (La Vache), n° 2, verset 236 · Traduction du sens · Lire dans son contexte
Coran

وَإِن طَلَّقْتُمُوهُنَّ مِن قَبْلِ أَن تَمَسُّوهُنَّ وَقَدْ فَرَضْتُمْ لَهُنَّ فَرِيضَةً فَنِصْفُ مَا فَرَضْتُمْ إِلَّآ أَن يَعْفُونَ أَوْ يَعْفُوَا۟ ٱلَّذِى بِيَدِهِۦ عُقْدَةُ ٱلنِّكَاحِ ۚ وَأَن تَعْفُوٓا۟ أَقْرَبُ لِلتَّقْوَىٰ ۚ وَلَا تَنسَوُا۟ ٱلْفَضْلَ بَيْنَكُمْ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌ

« Et si vous divorcez d'elles avant de les avoir touchées, alors que vous leur aviez fixé une dot, [versez-leur] la moitié de ce que vous avez fixé, à moins qu'elles n'y renoncent, ou que n'y renonce celui qui tient en main le lien du mariage. Renoncer est plus proche de la piété. N'oubliez pas la générosité entre vous : Allah voit parfaitement ce que vous faites. »
Sourate Al-Baqara (La Vache), n° 2, verset 237 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Ces deux versets traitent du divorce avant la consommation du mariage. Le premier envisage un contrat conclu sans que la dot ait été fixée : la majorité des savants en déduisent qu'un contrat reste valide même si la dot n'y a pas été chiffrée — le Prophète ﷺ a lui-même marié un couple sans fixer de dot (al-Hakim n° 2780). En cas de séparation avant toute intimité, le verset ordonne à l'époux un don (mut'a), selon ses moyens.

Le second fixe la règle quand la dot avait été fixée : la moitié est due, sauf si l'épouse y renonce, ou celui qui tient en main le lien du mariage ('uqdat an-nikâh) — le mari selon la majorité des savants, le tuteur selon d'autres. Puis le verset élève le ton : renoncer est plus proche de la piété, et la générosité ne doit pas être oubliée, même au moment de se séparer.

La vie commune

Un vêtement l'un pour l'autre

Coran

أُحِلَّ لَكُمْ لَيْلَةَ ٱلصِّيَامِ ٱلرَّفَثُ إِلَىٰ نِسَآئِكُمْ ۚ هُنَّ لِبَاسٌ لَّكُمْ وَأَنتُمْ لِبَاسٌ لَّهُنَّ ۗ عَلِمَ ٱللَّهُ أَنَّكُمْ كُنتُمْ تَخْتَانُونَ أَنفُسَكُمْ فَتَابَ عَلَيْكُمْ وَعَفَا عَنكُمْ ۖ فَٱلْـَٔـٰنَ بَـٰشِرُوهُنَّ وَٱبْتَغُوا۟ مَا كَتَبَ ٱللَّهُ لَكُمْ ۚ وَكُلُوا۟ وَٱشْرَبُوا۟ حَتَّىٰ يَتَبَيَّنَ لَكُمُ ٱلْخَيْطُ ٱلْأَبْيَضُ مِنَ ٱلْخَيْطِ ٱلْأَسْوَدِ مِنَ ٱلْفَجْرِ ۖ ثُمَّ أَتِمُّوا۟ ٱلصِّيَامَ إِلَى ٱلَّيْلِ ۚ وَلَا تُبَـٰشِرُوهُنَّ وَأَنتُمْ عَـٰكِفُونَ فِى ٱلْمَسَـٰجِدِ ۗ تِلْكَ حُدُودُ ٱللَّهِ فَلَا تَقْرَبُوهَا ۗ كَذَٰلِكَ يُبَيِّنُ ٱللَّهُ ءَايَـٰتِهِۦ لِلنَّاسِ لَعَلَّهُمْ يَتَّقُونَ

« Il vous a été permis, la nuit du jeûne, d'avoir des rapports avec vos femmes : elles sont un vêtement pour vous, et vous êtes un vêtement pour elles. Allah savait que vous vous trahissiez vous-mêmes ; Il a accueilli votre repentir et vous a pardonné. Désormais, unissez-vous à elles et recherchez ce qu'Allah vous a destiné. Mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue pour vous le fil blanc du fil noir de l'aube, puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit. Et ne vous unissez pas à elles pendant que vous êtes en retraite dans les mosquées. Telles sont les limites d'Allah : ne vous en approchez pas. C'est ainsi qu'Allah expose Ses versets aux gens, afin qu'ils deviennent pieux. »
Sourate Al-Baqara (La Vache), n° 2, verset 187 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le verset fixe une règle du jeûne — l'union conjugale est permise les nuits de Ramadan, pas pendant la journée de jeûne ni pendant la retraite à la mosquée (i'tikâf) —, mais avec une image d'une grande tendresse et d'une réciprocité exacte : chaque époux est un vêtement (libâs) pour l'autre. Un vêtement couvre, protège et se porte au plus près de soi ; l'image parle d'elle-même.

Des droits à la mesure des devoirs

Coran

وَٱلْمُطَلَّقَـٰتُ يَتَرَبَّصْنَ بِأَنفُسِهِنَّ ثَلَـٰثَةَ قُرُوٓءٍ ۚ وَلَا يَحِلُّ لَهُنَّ أَن يَكْتُمْنَ مَا خَلَقَ ٱللَّهُ فِىٓ أَرْحَامِهِنَّ إِن كُنَّ يُؤْمِنَّ بِٱللَّهِ وَٱلْيَوْمِ ٱلْـَٔاخِرِ ۚ وَبُعُولَتُهُنَّ أَحَقُّ بِرَدِّهِنَّ فِى ذَٰلِكَ إِنْ أَرَادُوٓا۟ إِصْلَـٰحًا ۚ وَلَهُنَّ مِثْلُ ٱلَّذِى عَلَيْهِنَّ بِٱلْمَعْرُوفِ ۚ وَلِلرِّجَالِ عَلَيْهِنَّ دَرَجَةٌ ۗ وَٱللَّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌ

« Les femmes divorcées doivent observer un délai d'attente de trois cycles (qurû'). Il ne leur est pas permis de cacher ce qu'Allah a créé dans leur matrice, si elles croient en Allah et au Jour dernier. Leurs époux sont plus en droit de les reprendre pendant ce délai, s'ils veulent la réconciliation. Elles ont des droits équivalents à leurs obligations, selon le convenable, et les hommes ont sur elles un degré. Allah est Puissant et Sage. »
Sourate Al-Baqara (La Vache), n° 2, verset 228 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le verset traite d'abord de la femme divorcée et de son délai d'attente. Il pose au passage un principe qui dépasse le divorce : les épouses ont des droits équivalents à leurs obligations, selon le convenable (al-ma'rûf), ce que l'usage reconnaît comme juste. Le degré mentionné ensuite, la plupart des exégètes le rattachent notamment à la responsabilité du foyer et à la charge de son entretien, qui reposent sur le mari ; il ne retire rien aux droits énoncés juste avant.

Le verset 4:19, affiché plus haut, contient aussi l'ordre qui résume la vie commune : traiter son épouse selon le convenable. Il ajoute que ce qu'on n'aime pas chez son conjoint peut cacher un grand bien placé par Allah. Le Prophète ﷺ a enseigné la même attitude : ne pas prendre son épouse en aversion pour un défaut, puisqu'elle a d'autres qualités (Mouslim n° 1469). Le détail de ces droits réciproques est dans notre article sur les droits et devoirs des époux.

Quand le couple traverse une crise

Coran

وَإِنْ خِفْتُمْ شِقَاقَ بَيْنِهِمَا فَٱبْعَثُوا۟ حَكَمًا مِّنْ أَهْلِهِۦ وَحَكَمًا مِّنْ أَهْلِهَآ إِن يُرِيدَآ إِصْلَـٰحًا يُوَفِّقِ ٱللَّهُ بَيْنَهُمَآ ۗ إِنَّ ٱللَّهَ كَانَ عَلِيمًا خَبِيرًا

« Si vous craignez la rupture entre les deux [époux], envoyez un arbitre de la famille du mari et un arbitre de la famille de l'épouse. S'ils veulent la réconciliation, Allah rétablira l'entente entre eux. Allah est Omniscient et parfaitement Informé. »
Sourate An-Nisâ' (Les Femmes), n° 4, verset 35 · Traduction du sens · Lire dans son contexte
Coran

وَإِنِ ٱمْرَأَةٌ خَافَتْ مِنۢ بَعْلِهَا نُشُوزًا أَوْ إِعْرَاضًا فَلَا جُنَاحَ عَلَيْهِمَآ أَن يُصْلِحَا بَيْنَهُمَا صُلْحًا ۚ وَٱلصُّلْحُ خَيْرٌ ۗ وَأُحْضِرَتِ ٱلْأَنفُسُ ٱلشُّحَّ ۚ وَإِن تُحْسِنُوا۟ وَتَتَّقُوا۟ فَإِنَّ ٱللَّهَ كَانَ بِمَا تَعْمَلُونَ خَبِيرًا

« Si une femme craint de la part de son mari de la dureté ou de l'éloignement, il n'y a pas de grief à ce qu'ils se réconcilient par un accord entre eux — et la réconciliation est meilleure. Les âmes sont portées à l'avarice. Mais si vous agissez en bien et craignez Allah, Allah est parfaitement informé de ce que vous faites. »
Sourate An-Nisâ' (Les Femmes), n° 4, verset 128 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le Coran ne présente pas le mariage comme un conte : il prévoit la crise. Quand la rupture menace, il demande d'envoyer un arbitre de chaque famille : les proches ont un rôle de médiation, avant toute séparation. Le verset 4:128 envisage l'éloignement du mari et autorise un accord à l'amiable, en affirmant que la réconciliation est meilleure ; il nomme aussi ce qui empêche si souvent les accords, l'avarice des âmes (ach-chouhh), chacun tenant à son dû.

Un foyer tourné vers Allah

Coran

وَٱلْمُؤْمِنُونَ وَٱلْمُؤْمِنَـٰتُ بَعْضُهُمْ أَوْلِيَآءُ بَعْضٍ ۚ يَأْمُرُونَ بِٱلْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ ٱلْمُنكَرِ وَيُقِيمُونَ ٱلصَّلَوٰةَ وَيُؤْتُونَ ٱلزَّكَوٰةَ وَيُطِيعُونَ ٱللَّهَ وَرَسُولَهُۥٓ ۚ أُو۟لَـٰٓئِكَ سَيَرْحَمُهُمُ ٱللَّهُ ۗ إِنَّ ٱللَّهَ عَزِيزٌ حَكِيمٌ

« Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres : ils ordonnent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la prière, s'acquittent de la zakât et obéissent à Allah et à Son Messager. Voilà ceux à qui Allah fera miséricorde. Allah est Puissant et Sage. »
Sourate At-Tawba (Le Repentir), n° 9, verset 71 · Traduction du sens · Lire dans son contexte
Coran

يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ قُوٓا۟ أَنفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا ٱلنَّاسُ وَٱلْحِجَارَةُ عَلَيْهَا مَلَـٰٓئِكَةٌ غِلَاظٌ شِدَادٌ لَّا يَعْصُونَ ٱللَّهَ مَآ أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ

« Ô vous qui croyez ! Préservez-vous, vous et vos familles, d'un Feu dont le combustible est les hommes et les pierres, et sur lequel veillent des anges rudes et sévères, qui ne désobéissent jamais à Allah dans ce qu'Il leur ordonne, et font ce qui leur est commandé. »
Sourate At-Tahrîm (L'Interdiction), n° 66, verset 6 · Traduction du sens · Lire dans son contexte
Coran

وَٱلَّذِينَ يَقُولُونَ رَبَّنَا هَبْ لَنَا مِنْ أَزْوَٰجِنَا وَذُرِّيَّـٰتِنَا قُرَّةَ أَعْيُنٍ وَٱجْعَلْنَا لِلْمُتَّقِينَ إِمَامًا

« Et ceux qui disent : « Notre Seigneur, accorde-nous, en nos épouses et nos descendants, la fraîcheur de nos yeux, et fais de nous un modèle pour les pieux. » »
Sourate Al-Furqân (Le Discernement), n° 25, verset 74 · Traduction du sens · Lire dans son contexte

Le verset 9:71 décrit les croyants et les croyantes comme alliés les uns des autres : ils s'encouragent au bien, prient, s'acquittent de la zakât. Il ne parle pas du seul couple, mais c'est dans le couple que cette alliance se vit chaque jour. Le verset 66:6 confie à chacun la responsabilité de se préserver, lui et sa famille, du Feu : apprendre, prier, éduquer, avec patience.

Le verset 25:74, enfin, donne l'invocation qui convient au foyer : demander à Allah que les épouses et les enfants soient une fraîcheur pour les yeux, et d'être un modèle pour les pieux. On peut la faire avant le mariage comme après — nous l'expliquons dans notre article sur la doua pour se marier.

Mis bout à bout, ces versets dessinent une vision cohérente : un signe d'Allah et un engagement solennel, où l'on entre par la foi, le consentement, le tuteur et la dot, et où l'on vit selon le convenable, avec affection et miséricorde.

Questions fréquentes

Quel est le verset le plus connu sur le mariage ?

Le verset 21 de la sourate Ar-Rûm (30:21). Allah y range le couple parmi Ses signes, et y nomme la sérénité trouvée auprès du conjoint, ainsi que l'affection (mawadda) et la miséricorde (rahma) qu'Il met entre les époux.

Quelle sourate parle du mariage ?

Aucune sourate ne s'intitule « le mariage ». Les règles se trouvent surtout dans Al-Baqara (versets 221 à 237), An-Nisâ' (Les Femmes), An-Nûr (La Lumière) et At-Talâq (Le Divorce). Le sens du couple est exprimé, lui, dans Ar-Rûm (30:21), Al-A'râf (7:189) ou Al-Furqân (25:74).

Le mariage est-il obligatoire dans le Coran ?

Le Coran ordonne de marier les célibataires (24:32) et présente le mariage comme la voie des prophètes (13:38). Les juristes en déduisent qu'il est en général fortement recommandé, et qu'il devient obligatoire pour celui qui en a les moyens et craint de tomber dans l'illicite. Pour une situation personnelle, interrogez un imam de confiance.

Le Coran parle-t-il d'amour entre époux ?

Oui. Le verset 30:21 parle d'affection (mawadda) et de miséricorde (rahma) placées par Allah entre les époux, et le verset 2:187 fait de chacun un vêtement pour l'autre.

Que veut dire azwâj dans le Coran ?

Azwâj est le pluriel de zawj : le conjoint, l'un des deux membres d'une paire. Le mot désigne aussi bien les épouses (30:21) que les maris — en 2:232, il désigne les maris des femmes divorcées — et s'applique aux couples de toute la création (36:36).

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